Les règles abondantes : des solutions pour les réduires

 

Des règles d’une quantité importante à n’en pas finir, ça j’ai connu. Pour ma part c’était au point où j’appréhendais de passer des heures hors de chez moi, car la fuite était inévitable. À une époque où je mettais des tampons je devais les coupler à une serviette hygiénique et obligée de les changer toutes les deux heures. J’ai commencé à m’alerter quand mon tampon tombait dans les toilettes lorsque j’urinais. J’ai fais des recherches pour trouver des solutions et parvenir enfin à avoir des règles normales.

 

Pourquoi les règles sont abondantes ?

On peut dire que le cycle menstruel se découpe en deux grandes phases. Il y a la période ovulatoire qui correspond à la production du follicule. Le follicule est encouragé par l’œstrogène. Pendant cette période l’utérus prépare en quelque sorte le petit nid douillet du futur bébé. La paroi de l’utérus et l’endomètre s’épaississent. La deuxième phase correspond à la phase lutéale pendant laquelle la progestérone intervient en soutien à l’œstrogène.  À ce moment-là les deux hormones sont en quantité égale.

Mais bébé finalement n’arrive pas, alors on défait tout. La production de progestérone s’arrête, des contractions sont alors provoquées dans l’utérus qui permettent l’expulsion du nid devenu inutile, la muqueuse utérine s’évacue; ce sont les règles.

Mais il arrive qu’il y ai un déséquilibre dans la production de l’une des deux hormones, en l’occurrence l’œstrogène qui est en trop grande quantité. Ce déséquilibre hormonal est responsable, hors pathologie bien entendu, de règles très abondantes.

Appelées ménorragie ou hyperménorrhée, les règles abondantes font parties des troubles menstruels. En plus de perturber le quotidien elles peuvent provoquer une anémie au vue de leur quantité et de leur durée.

Ce phénomène est courant lors de la puberté, souvent les 6 premiers mois suivants les premières règles. Les taux d’hormones ne sont pas encore à leur phase optimale et le corps ne produit principalement que des œstrogènes, il y a donc un déséquilibre.

L’approche de la ménopause peut également provoquer des règles abondantes. Les ovaires vont pendant 3 à 5 ans diminuer la production de progestérone, mettant ainsi le corps en hyperœstrogénie. L’arrivée de la ménopause règle le problème en cessant de sécréter des œstrogènes.

Il y a malheureusement des femmes comme moi qui vivent des règles abondantes entre la puberté et la ménopause. Et dans mon cas le phénomène s’est aggravé au fil des années et des grossesses.

 

Les causes d’un déséquilibre hormonal

Trouble de l’ovulation

La progestérone produite lors de la deuxième phase du cycle intervient lorsque la phase ovulatoire à eu lieu. Mais il arrive que l’ovulation tarde à venir ou ne survient pas du tout. La paroi de l’utérus et l’endomètre continuent à s’épaissir.

 

Déséquilibre du ratio oestrogène-progestérone

Les œstrogènes ont une action direct sur l’ovulation. La progestérone quand à elle intervient en synergie avec l’œstrogène entre la phase ovulatoire et l’apparition des règles. Mais il arrive qu’il y ai un trouble de l’activité de ces hormones sur la muqueuse utérine. Soit il y trop d’œstrogènes sécrétés soit la progestérone créée est insuffisante; on parle dans ces deux cas d’hyperœstrogénie.

 

Les causes du déséquilibre œstrogène-progestérone.

  • L’œstrogène

Mais qu’est ce qui peut bien perturber la production d’œstrogène ?

Une saturation du foie

Le foie à un rôle de détoxification importante. Il permet d’évacuer les œstrogènes en trop, mais il arrive que celui-ci ne fonctionne pas correctement.

Un déficit de vitamine B6

La vitamine B6 permet de moduler l’action de certaines hormones comme l’œstrogène et aide le foie dans son action de dégradation. Un apport insuffisant de cette vitamine entraîne l’hyperœstrogénie.

 

  • La progestérone

Voici quelles peuvent être les causes d’un trouble de la production de progestérone.

 

Une pilule ou un stérilet mal dosé

Les dispositifs hormonaux progestatifs contiennent un fort taux de progestérone (logique). Mais il arrive qu’un dosage inadapté conduise à un déséquilibre entre l’œstrogène et la progestérone.

 

Une mauvaise alimentation

Le sucre en excès produit un trop plein d’adrénaline qui perturbe la production de progestérone

Trop de stress

 

Il faut savoir que la progestérone et le cortisol utilisent tous les deux le même récepteur. Le système de protection étant utilisé en priorité (eh oui c’est la capacité de l’être humain à se protéger, prendre la fuite ou lutter qui permet le maintien de l’espèce depuis l’Age de pierre), le récepteur produira de préférence du cortisol pendant le stress, empêchant ainsi la sécrétion de la progestérone.

 

 

 

Les solutions pour diminuer ses règles

 

Diminuer l’apport de mauvais glucides

Réguler son taux de glycémie en mangeant des aliments à index glycémique faible. Éviter donc les sucres raffinés et les farines blanches.

 

Faire de l’exercice

Le sport a une très bonne influence sur les neuro-transmetteurs et réduit ainsi le stress et l’anxiété

 

La vitamine B6

Augmenter l’apport en vitamine B6 en consommant de l’avocat, de l’avoine, du son et des germes de blé.

 

Consommer des plantes anti-hémorragiques

Les plantes anti-hémorragiques aident à diminuer le flux menstruel, elles sont donc des alliées pour des règles normales.

 

Voici la liste des plantes qui réduisent la ménorragie :

Les plantes antihémorragiques

La bourse à pasteur

C’est la plante la plus anti-hémorragique. Elle aide au tonus et resserre les vaisseaux sanguins dans l’utérus. Elle empêche également la formation de caillots sanguins.

L’achillée millefeuille

Elle est hémostatique, anti-inflammatoire et aide à la décongestion pelvienne.

L’alchémille

Elle a des propriétés astringentes et anti-hémorragiques.

Le chardon-Marie

Elle est hémostatique, antispasmodique et protecteur hépatique.

La viorne

Hémostatique, elle est également un antispasmodique utérin et calme les règles douloureuses.

 

Ces plantes sont à consommer en infusion 2 à 3 fois par jour ou en teinture mère à raison de 30 à 100 gouttes par jour en fonction du poids. Pour connaître la quantité de gouttes que vous pouvez prendre calculer :  0.75 x le poids.

Il y a des solutions pour les règles abondantes, ce n’est pas une fatalité. En suivant ces recommandations vous devriez voir le problème se régler au fil des cycles. Et là c’est le bonheur !! Je suis agréablement surprise de l’évolution de mon flux menstruel. Dire que je vivais les règles abondantes depuis l’adolescence en me disant qu’il n’y avait rien à faire, que j’étais faites comme ça… enfin, mieux vaut tard que jamais.

J’aimerais connaître d’autres solutions naturelles pour réduire le flux menstruel, alors si vous avez d’autres solutions je suis preneuse.

 

Avec tout mon amour,

Quéta

 

 

 

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